Site de survie en environnement citoyen Contreculture
(Logo non officiel)

Logo Bretagne










Téléchargez en pdf : Carnet d'un Bonnet Rouge, saison 1  ;  La charte des Bonnets Rouges
Eté 2014  
La galerie des grands hommes
      (Censeurs, laissez-les s'exprimer !)

Mercuriale d'aout 2014

Aragon (Louis), poète national(iste)
Bara (Joseph), enfant martyr
Barère (Bertrand), auteur de carmagnoles
Bert (Paul), les Blancs et les autres
Blum (Léon), un regret

Claudel (Paul), poète tout terrain
Chevalier de la Barre (le), icône de la laïcité 

Combes (Emile),  l'inégalité laïque
De Gaulle jusqu'en 1940, mythes et réalités 
De Gaulle (Charles),  idées directrices
Duras (Marguerite), Propaganda Staffel
Ferry (Jules),  ordre racial, ordre social
Flaubert (Gustave), l'antisocialiste

France (Anatole), raciste mais pas trop
Gambetta (Léon), aérostier républicain
Genêt (Jean), pédophile nazi
Gide (André), communautariste

Giraudoux (Jean), ministre de la race
Goncourt (Edmond, de), antijuif mondain
Hugo (Victor),  écrivain  (en)gagé
Jeanne d’Arc,  pucelle  nationale
Jaurès (Jean), colonialisme à visage humain 
Jouvet (Louis), la culture de la subvention
Lamartine (Alphonse de), islamophobe
Larousse (Pierre), lexicographe apitoyé
Marat (Jean Paul), ami du peuple
Maupassant (Guy de), bobo

Mauriac (François), l'art sans l'art ?    
Michelet (Jules),  historien de la supériorité
Mornet (André), procureur républicain

Robespierre (Maximilien), xénophobe
Robin (Armand), agent double

Sade (Marquis de),  un looser mythique
Saint-Just, ange de pureté révolutionnaire
Tocqueville (A. de), la démocratie blanche 

Voltaire, le racisme des Lumières
 
Zola (Emile), la culpabilité collective

Le bonnet rouge, un symbole fort

          Pour comprendre la force symbolique du bonnet rouge, il faut remonter le temps. Avant la révolution française, la société était cloisonnée en classes bien séparées, représentées par trois ordres : la noblesse, le clergé et le "Tiers-état". Le Tiers-état rassemblait le reste de la population, riches et pauvres, bourgeois, artisans, ouvriers, miséreux.
        Les catégories sociales supérieures s'affirmaient de toutes les façons possibles. Le vêtement était réglementé. Les "lois somptuaires" interdisaient aux manants de se vêtir comme les nobles ou les clercs. Les roturiers n'avaient pas le droit de porter des vêtements qui les confondraient avec les aristocrates. Les paysans n'avaient pas le droit de porter des vêtements de velours. Le costume breton d'avant la Révolution française ne se distingue pas du vêtement européen. Dans leur façon de s'habiller, les Bretons avaient seulement conservé des habitudes anciennes, qui dataient du moyen-âge.

              Et que dire des couvre-chefs ?
          Seules les classes supérieures, les membres du clergé et de la noblesse, pouvaient porter un chapeau avec des bords, des boucles d'argent ou des fanfreluches. Les roturiers n'avaient droit qu'au bonnet. Il ne serait jamais venu à l'esprit d'un noble chevalier ou d'un cardinal de porter un bonnet, sauf peut-être dans son lit !
          Lors de la révolte bretonne de 1675, le bonnet identifiait les paysans révoltés. La couleur vive, le rouge ou le bleu, distinguait leurs représentants. Le "code paysan" l'indique clairement dans son article premier : "1 - Que lesdites quatorze paroisses, unies ensemble pour la liberté de la province, députeront six des plus notables de leurs paroisses aux États prochains pour déduire les raisons de leur soulèvement, lesquels seront défrayés aux dépens de leurs communautés, qui leur fourniront à chacun un bonnet et camisole rouge, un haut-de-chausse bleuf, avec la veste et l'équipage convenable à leurs qualités."

          La Révolution française fut, entre autres, une révolution vestimentaire, avec ses enjeux et ses symboles. Dans leur désir d'égaler la noblesse, certains députés du tiers état portèrent de grands chapeaux et des vêtements aux couleurs vives. A l'inverse, les activistes voulaient, non pas égaler l'aristocratie, mais la supplanter. Ce sont les "Sans-culottes". Ils portaient fièrement leurs pantalons de roturiers, tandis que les aristocrates portaient des culottes.
           Les "Sans-culottes" portaient aussi un bonnet phrygien. Ce bonnet révolutionnaire a une origine controversée. Selon les uns, chez les Grecs et les Romains, c'était le couvre-chef des esclaves affranchis. Selon d'autres, c'était le couvre-chef des montagnards catalans, que les Marseillais portaient quand ils arrivèrent à Paris en 1792. Selon d'autres encore, c'était celui des bagnards brestois qui débarquèrent à Paris en 1792 après leur libération.
             En fait, le bonnet comme symbole de la liberté existait lors de la guerre d'indépendance américaine, vingt ans plus tôt. En 1781, Franklin fait figurer le bonnet sur une médaille commémorant la liberté. L'Etat de New-York, associé à la Proclamation d'indépendance du 4 juillet 1776, porte sur son drapeau le bonnet, porté au bout d'une pique par la Liberté. Comme en Bretagne, le bonnet symbolise à la fois la révolte sociale et l'aspiration à la liberté politique. La Révolution française, avec son bonnet phrygien, n'a rien inventé.
Médaille Franklin, 1781 Drapeau New York

             Un symbole peut être dévastateur. Le 20 juin 1792, la foule envahit le palais des Tuileries. Les Sans-culottes demandent au roi Louis XVI de porter le bonnet. Il accepte. C'est la déchéance de la monarchie aux yeux de tous. Le roi n'était plus au-dessus du peuple et au-dessus du droit commun. Trois semaines plus tard, personne ne crie "Vive le Roi !" lors de la fête de la Fédération, le 14 juillet. Moins d'un mois après, le 10 août, la chute de la monarchie est consommée.
             
              L'une des premières décisions des nouveaux maîtres fut l'abolition des lois somptuaires. Le 29 octobre 1793, un édit proclame que "nulle personne de l'un ou l'autre sexe ne pourra contraindre aucun citoyen et citoyenne de se vêtir de façon particulière".

            Les Bretons profitèrent de cette abolition, à leur manière à la fois fantasque et festive. Les coiffes et les vêtements des femmes se garnirent de dentelles et de couleurs exubérantes. Les chapeaux des hommes atteignirent des tailles parfois extravagantes. Les caprices locaux du marché des étoffes, en croisant les vieilles solidarités claniques, finirent par créer des «gizioù», des modes locales. «Kant Bro, kant giz» (cent pays, cent guises) dit-on. Ces guises évoluèrent au cours des générations, depuis la fin du 18ème siècle jusqu'au milieu du 20ème siècle, où elles finirent par s'éteindre. Elles restent néanmoins un élément culturel dont l'importance dépend du regard de chacun.
JPLM
Fondamentaux du républicanisme français
Bleu-blanc-rouge
Chauvinisme (1) 
Chauvinisme (2)
France éternelle
La Marseillaise
Le bonnet phrygien
Liberté, égalité, fraternité

Prise de la Bastille
39 - 45 : devoir de mémoire !
Bête immonde  
T'as l'bonjour de Roparz (et de Lorulot) !
Résistance. Chiffres
La presse collabo
Libérations  
Moquet (Guy), icône de la Résistance
Ah, les bons citoyens ! Totems et tabous L'esprit des lois
La F.N.D.I.R.P.  
La Libre-Pensée + Bonus
La Ligue des Droits de l'Homme

Le national-trotskysme
La Franc-Maçonnerie à la française 
DDEN, l'inquisition laïque
Le délégué de l'administration
Baptême de Clovis
Calendrier républicain
Communards (les)
montages
Diversité
Esprit (revue)
France libre et empire colonial
Guerre préventive
L'école de la haine  
Mission divine de la France
Monuments aux morts
La pays nantais et la Bretagne  

Programme de Belleville
Tolérance
Toponymie
Abolition de la peine de mort
Abolition du travail forcé
Constitution française de 1958
Déclaration des droits de l'homme de 1789
Citoyenneté pour tous 
Civilisation
Espagnols (réfugiés républicains)
Exclusion (des étrangers)
Indivisible (une et) 
Juifs allemands
Loi du 23 février 2005 sur la colonisation
Le racisme en toute impunité
 
Outrages et blasphèmes
Vote des femmes
Aux sources de l'anticommunautarisme
Marx et Engels ?
Flourens (Gustave), communard et raciste 
Gellion-Danglar (Eugène), libre penseur scientifique
Hamon (Augustin), libre penseur breton  
Regnard (Albert), socialiste prolet-aryen

Tridon (Gustave), communard et bon aryen 
Vacher de Lapouge ? 
Francais
L'historiographie française Archives de Bretagne
Citron (Suzanne), observatrice 
Gaulois (nos ancêtres les)  
Napoléon : dicter l'histoire
Palimpseste, une tradition française
818 - Morvan Lez Breizh
1491 - Alain d'Albret
1532 - Edit d'union
1675 - Code paysan
1911  Proclamation du Parti Nationaliste Breton
1944 - Breiz Atao / Bezenn Perrot
1970 - "Comment peut-on être Breton ?"
Humour
Bazar Breizh 
French Jokes
Blagues identitaires
 
La France dans le miroir mondial

Têtes à claques

Boris Le Lay, chapitre 1

Porter son regard au delà de l'Hexagonerie ...

Constitutions Success stories Législations internationales
Constitution iroquoise, Amérique
Constitution Corse. 1755
Constitution d'Alsace-Lorraine. 1911

Constitution bolivienne de 2008
Constitution chinoise de 1982
Constitution de la Finlande
Constitution de la Hongrie
Constitution de la Pologne
Constitution de la Roumanie
Constitution de la Russie
Constitution de la Slovénie  
Constitution du Viet-Nam
Déclaration d'Arbroath, Ecosse. 1320
Déclaration d'indépendance, Etats-Unis. 1776
Proclamation de la République irlandaise. 1916

L'indépendance de la Norvège. 1905
Quit India ! 1942
L'indépendance de l'Islande. 1944
L'indépendance de la Lettonie. 1989-90
L'indépendance de la Croatie. 1993
L'indépendance de la Slovaquie. 1993


L'indépendantisme tchétchène

Charte européenne des langues régionales et minoritaires
Déclaration Universelle des droits de l'homme. ONU. 1948 
Déclaration des droits des minorités. ONU. 1993
Déclaration des Nations Unies sur l'indépendance. 1961
Pacte relatif aux droits civils et politiques O.N.U. 1976
Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, Strasbourg 1995

Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Conseil de l'Europe
 
Convention relative aux droits de l'enfant. ONU 1989

Native American Languages Act, 1990  
Rapport Gay MacDougall, ONU 2008, sur les minorités en France

Anciennes mercuriales
Janvier 2007  (Nouveaux horizons)
Février 2007 (Libre-pensée)
                + bonus Repentance

Mars 2007 (Anti-communautarisme)
Avril 2007 (L'identité nationale)
Mai 2007  (Election de N. Sarkozy)
Juin 2007  (Le communautarisme)
Juillet-août 2007  (Projection du modèle français)
Septembre 2007  (La citoyenneté)
Octobre 2007  (Ignorance et arrogance)
                + bonus JL Mélenchon
Novembre 2007  (Egalité et alignement)
Décembre 2007 
(L'idéal de dépossession)
Janvier 2008  (Le jacobin et le sans-culotte)
Février 2008  (Le sans-culottisme contemporain)

Mars 2008  (Beijing et Pékin)

Avril 2008 (Le rapport MacDougall)

Mai 2008  (L'intégration)
Juin 2008  (Le patrimoine breton)
Juillet-août 2008   (Les langues indiennes)
Septembre 2008   (La constitution chinoise)
Octobre 2008  (Droite et gauche)

Novembre 2008  (Qu'est ce qu'un républicain ?) 

Décembre 2008
(La révolution numérique)
Janvier 2009
 (L'adjectif "citoyen")
Février 2009 (L'identité)
Mars 2009  (Les constitutions)
Avril 2009  (Les frontières bretonnes)
Mai 2009  (la laïcité)

Juin 2009  (l'indépendantisme breton)  
Juillet 2009  (élections européennes)
Août 2009  (Le tourisme culturel)  
Septembre 2009  (Etre français, pourquoi pas ?)
Octobre 2009  (De quoi Huchet est-il le nom ?)
Novembre 2009  (Héros sartrien et société du spectacle) 
Décembre 2009  (Nationalité, citoyenneté, identité)
Janvier 2010  (diversité, biodiversité, ressources)
 
Février 2010  (le 1% breton)
Mars 2010  (le Bilan Carbone®)
Avril 2010  (Les deux vagues anticommunautaristes)
Mai 2010  (La laïcité va t'elle changer de bord ?)
Juin 2010 (L'identité tribale)

Juillet 2010 (La métropole Nantes-Rennes)
Août 2010 (La marque "Ille-et-Vilaine")
Septembre 2010 (L'écologie républicaine)
Octobre 2010 (La clarté française)
Novembre 2010 (Républicanisme et populisme)
Décembre 2010 (Déclin de la sphère politique)
Janvier 2011 (Laïcité et conservatisme)
Février 2011 (Identité-alliage et identité-mosaïque)
Mars 2011 (Le constat de séparisianisme) 

Avril 2011 ("Je suis plus breton que vous") 
Mai 2011 (D'une libération l'autre)
Juin 2011 (Où est donc le pouvoir ?)
Fulmination estivale 2011
(A propos du site www.breizatao.com et de son écrivassier, Boris Le Lay)

BreizAtao
Octobre 2011 (la résistance sans leader)
Novembre 2011 (Y a-t'il une vie après l'état-nation ?)
Décembre 2011 (La France abstraite)
Janvier 2012 (Produit en France, produit en Bretagne)
Février 2012 (diplomatie bretonne)
Mars 2012 (d'un drapeau l'autre)
Avril 2012 (Faut-il faire confiance aux historiens français ?)
Mai 2012 (A Saint Brieuc, on ne parle pas breton...)
Juin 2012 (Démocrates et républicains)
Juillet 2012 (Bretagne/breizh : utopie ou aventure ?)
Août 2012 (Bretagne/breizh : Une tribu postmoderne)

Septembre 2012 (Stratégies bretonnes d'aujourd'hui)
Octobre 2012 (Localiser les décisions, les meilleures et les pires)
Novembre 2012 (Les nouveaux chemins de la révolution)
Décembre 2012 (Le jacobinisme est-il le problème ?)
Janvier 2013 (Valeurs communautaires et valeurs civiques)
Février 2013 (Liberté, égalité, fraternité ou la mort !)
Mars 2013 (La responsabilité territoriale)
Avril 2013 (Le retour des grands principes)
Mai 2013 (La théorie de la relativité appliquée à la Bretagne)
Juin 2013 (Pouvoir et souveraineté)
Juillet 2013 (Qu'est-ce que la culture ?(1))
Août 2013 (Qu'est-ce que la culture ? (2))
Septembre 2013 (L'écotaxe en 12 points)
Octobre 2013 (Ras le bol fiscal ; le point de vue breton)
Novembre 2013 (Quel emploi en Bretagne ?)
Conclusion et contact

Contreculture.org© 2005-2013