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1 février2012
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La galerie des grands hommes
      (Censeurs, laissez-les s'exprimer !)
Mercuriale de février 2012
Aragon (Louis), poète national(iste)
Bara (Joseph), enfant martyr
Barère (Bertrand), auteur de carmagnoles
Bert (Paul), les Blancs et les autres
Blum (Léon), un regret

Claudel (Paul), poète tout terrain
Chevalier de la Barre (le), icône de la laïcité 

Combes (Emile),  l'inégalité laïque
De Gaulle jusqu'en 1940, mythes et réalités 
De Gaulle (Charles),  idées directrices
Duras (Marguerite), Propaganda Staffel
Ferry (Jules),  ordre racial, ordre social
Flaubert (Gustave), l'antisocialiste

France (Anatole), raciste mais pas trop
Gambetta (Léon), aérostier républicain
Genêt (Jean), pédophile nazi
Gide (André), communautariste

Giraudoux (Jean), ministre de la race
Goncourt (Edmond, de), antijuif mondain
Hugo (Victor),  écrivain  (en)gagé
Jeanne d’Arc,  pucelle  nationale
Jaurès (Jean), colonialisme à visage humain 
Jouvet (Louis), la culture de la subvention
Lamartine (Alphonse de), islamophobe
Larousse (Pierre), lexicographe apitoyé
Marat (Jean Paul), ami du peuple
Maupassant (Guy de), bobo

Mauriac (François), l'art sans l'art ?    
Michelet (Jules),  historien de la supériorité
Mornet (André), procureur républicain

Robespierre (Maximilien), xénophobe
Robin (Armand), agent double

Sade (Marquis de),  un looser mythique
Saint-Just, ange de pureté révolutionnaire
Tocqueville (A. de), la démocratie blanche 

Voltaire, le racisme des Lumières
 
Zola (Emile), la culpabilité collective

Diplomatie bretonne

          Nous vivons une phase historique de désinstitutionnalisation… Waouh !  Que voilà un mot compliqué ! Pourquoi se tordre la langue ou s'affoler le cerveau avec un tel vocable ?
          Il vise à résumer le phénomène que nous vivons actuellement. Depuis le XVIème siècle, les institutions publiques étaient montées en puissance. Cette évolution vers Big Brother représentait à la fois la modernité et le progrès. Les institutions ont culminé au XXème siècle. Alors se sont exprimées les prétentions de l’État total, avec les expériences communistes et nazies. Le totalitarisme, dans l'ombre des états, avait remplacé le despotisme qui prospérait à l'ombre des églises. Plus confortablement, dans l'Hexagone, nous avons vécu sous la protection de l’État-Providence. Nous nous sentions protégés, bien au chaud, baignés dans la tiédeur de l'irresponsabilité. L’idéal égalitaire et redistributeur de l’état total supplantait son modèle imparfait, l’idéal solidaire prôné par l’église. L’auto-organisation sociale, portée par le mouvement coopératif et mutualiste, était soupçonnée de relents passéistes. L’action venant de la base, qu’elle soit économique, culturelle, humanitaire, était méprisée du nom d’initiative "privée".
          Les institutions étaient omniprésentes, incontournables, indispensables. Nous attendions d'elles notre bonheur, avec impatience. On les insultait quand elles ne parvenaient pas à nous satisfaire. Que fait la police ? Que fait la justice, Pôle Emploi, l'Education Nationale, mon député, le gouvernement ? On ne s’apercevait pas encore que les institutions étaient devenues lourdes, très lourdes. Le Service Public avait bel et bien remplacé Dieu, mais il existait encore des lacunes dans le paradis républicain.

          La révolution technologique nous a réveillé. Elle nous a remis sur la route de l'autonomie, là où la révolution sociale s'était arrêtée. Les nouveaux moyens de communication, conjugués avec les circuits courts, nous ont réappris la décision individuelle. Ils ont permis de réapprendre les contacts directs, sans intermédiaires publics ou privés. Plusieurs d'entre nous se fournissent directement en légumes chez le paysan. Significativement, ils ne se préoccupent plus outre mesure des normes de qualité. La confiance entre producteur et consommateur a réveillé le sens de la responsabilité de l'un et de l'autre. Elle a remplacé la protection tatillone des institutions de surveillance. D’autres signent des pétitions en ligne, sans passer par des partis politiques. On échange des biens sur internet sans passer ni par la TVA, ni par des procédures compliquées. On se fie à la réputation donnée par les acheteurs précédents.
          Les institutions intermédiaires permettent de rendre vivable une société de méfiance généralisée. Ces institutions deviennent-elles trop onéreuses ? La méfiance devient-elle insupportable ? Toujours est-il que les relations communautaires, basées sur la confiance, progressent. Parallèlement, les institutions déclinent, en puissance comme en légitimité.
          L’église au XIXème siècle et l'état au XXème siècle étaient des écrans, l’un entre Dieu et nous, l’autre entre la société et nous. Le cléricalisme est moribond. La laïcité, qui est le clergé de la république, retient nos regards ces temps-ci, en passant de gauche à droite. Mais, pour beaucoup d'entre nous, ces corps intermédiaires ne sont plus que deux points à l’horizon, dans nos rétroviseurs.

          Il est grand temps que les Bretons prennent en compte cette évolution, en particulier dans le domaine de la diplomatie. Celle-ci est vue comme une fonction régalienne, c’est-à-dire réservée à l'état. La désinstitutionnalisation désacralise les fonctions régaliennes. Certes, le processus met du temps à s'imposer, en raison peut-être du respect bien connu des Bretons envers le sacré. Je m’aperçois que, parmi nos indépendantistes bretons, bien peu se préoccupent des activités régaliennes. Comme les autonomistes ou les régionalistes, ils semblent considérer que l’état français est un interlocuteur incontournable. Les indépendantistes se distinguent par une attitude cassante et colérique. Ils multiplient les clins d'oeil pour dire qu'ils ne croient pas que la France puisse faire quelque chose pour la Bretagne. Cette posture du révolté désabusé les fait apparaître pour des irresponsables, alors qu'ils réclament la plus grande responsabilité qui soit : la charge de prendre des décisions souveraines.
          Les Breiz Atao, dans les années 30 et 40, agissaient en indépendantistes. Ils s’étaient adressés directement à des puissances "étrangères", c'est-à-dire au delà des limites françaises. Scandaleux. Impardonnable. C’est cette transgression, et non leur importance numérique, qui les a fait entrer dans l'histoire. J’ai eu l’audace juvénile, au tournant des années 80, de participer à une autre tentative diplomatique, dirigée vers des gouvernements plus à gauche, mais aussi peu recommandables que les interlocuteurs de Breiz Atao. Sans aucun succès... Heureusement, malheureusement ? Peu importe désormais. En tout cas, adieu l’histoire.

          Aujourd’hui, compte tenu du déclin français, la diplomatie bretonne peut à nouveau émerger. Elle doit s’adresser directement à des puissances étrangères, mais celles-ci ne sont plus seulement des états. Demander à l’état turc de soutenir les minorités de l’Hexagone ne manquerait ni de pertinence, ni d’à-propos ; l’efficacité reste à vérifier. Cette logique irlandaise, qui est de considérer les ennemis de nos ennemis comme des amis potentiels, demande à être approfondie. Beaucoup d’états, qui auraient de bonnes raisons de clouer le bec à la France, ont accumulé une dette et des obligations complexes, qui leur interdisent de pointer la minorité bretonne, même lorsque la France pointe leurs manquements envers les minorités.
         
          La diplomatie n’est plus ce qu’elle était. Nous vivons une époque où la puissance des entreprises peut rivaliser avec la puissance des états. La diplomatie bretonne peut donc élargir sa cible. Elle gagne du même coup en sécurité. Négocier pour le développement culturel, linguistique ou politique de la Bretagne avec les gouvernements chinois ou canadien pourrait être vu comme un crime d’intelligence avec des puissances étrangères. Elle est alors passible de prison. Le jeu peut être excitant, mais il faut du courage et donc tout le monde ne peut pas se le permettre. En revanche, conclure un accord de mécénat avec une entreprise chinoise –fut-elle dirigée par le parti au pouvoir-, avec une entreprise turque ou avec une entreprise anglophone du Québec, ne crée pas d'inconvénient d'ordre légal.

          Ainsi évoluent les concepts, selon l’évolution du monde. Ceux qui envisagent aujourd'hui de construire une diplomatie bretonne ont de beaux coups à jouer.
JPLM
Diplomatie
Fondamentaux du républicanisme français
Bleu-blanc-rouge
Chauvinisme (1) 
Chauvinisme (2)
France éternelle
La Marseillaise
Le bonnet phrygien 
Prise de la Bastille
39 - 45 : devoir de mémoire !
Bête immonde  
T'as l'bonjour de Roparz (et de Lorulot) !
Résistance. Chiffres
La presse collabo
Libérations  
Moquet (Guy), icône de la Résistance
Ah, les bons citoyens ! Totems et tabous L'esprit des lois
 La Libre-Pensée + Bonus
La Ligue des Droits de l'Homme

Le national-trotskysme
La Franc-Maçonnerie à la française 
DDEN, l'inquisition laïque
Le délégué de l'administration
Baptême de Clovis
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Le racisme en toute impunité
 
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Aux sources de l'anticommunautarisme
Marx et Engels ?
Flourens (Gustave), communard et raciste 
Gellion-Danglar (Eugène), libre penseur scientifique
Hamon (Augustin), libre penseur breton  
Regnard (Albert), socialiste prolet-aryen

Tridon (Gustave), communard et bon aryen 
Vacher de Lapouge ? 
Francais
L'historiographie française Archives de Bretagne
Citron (Suzanne), observatrice 
Gaulois (nos ancêtres les)  
Napoléon : dicter l'histoire
Palimpseste, une tradition française
818 - Morvan Lez Breizh
1491 - Alain d'Albret
1532 - Edit d'union
1675 - Code paysan
1911  Proclamation du Parti Nationaliste Breton
1944 - Breiz Atao / Bezenn Perrot
1970 - "Comment peut-on être Breton ?"
Humour
Bazar Breizh 
French Jokes
Blagues identitaires
 
La France dans le miroir mondial

Porter son regard au delà de l'Hexagonerie ...

Constitutions Success stories Législations internationales
Constitution iroquoise, Amérique
Constitution Corse. 1755
Constitution d'Alsace-Lorraine. 1911

Constitution bolivienne de 2008
Constitution chinoise de 1982
Constitution de la Finlande
Constitution de la Hongrie
Constitution de la Pologne
Constitution de la Roumanie
Constitution de la Russie
Constitution de la Slovénie  
Constitution du Viet-Nam
Déclaration d'Arbroath, Ecosse. 1320
Déclaration d'indépendance, Etats-Unis. 1776
Proclamation de la République irlandaise. 1916

L'indépendance de la Norvège. 1905
Quit India ! 1942
L'indépendance de l'Islande. 1944
L'indépendance de la Lettonie. 1989-90
L'indépendance de la Croatie. 1993
L'indépendance de la Slovaquie. 1993


L'indépendantisme tchétchène

Charte européenne des langues régionales et minoritaires
Déclaration Universelle des droits de l'homme. ONU. 1948 
Déclaration des droits des minorités. ONU. 1993
Déclaration des Nations Unies sur l'indépendance. 1961
Pacte relatif aux droits civils et politiques O.N.U. 1976
Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, Strasbourg 1995

Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Conseil de l'Europe
 
Convention relative aux droits de l'enfant. ONU 1989

Native American Languages Act, 1990  
Rapport Gay MacDougall, ONU 2008, sur les minorités en France

Anciennes mercuriales
Janvier 2007  (Nouveaux horizons)
Février 2007 (Libre-pensée)
                + bonus Repentance

Mars 2007 (Anti-communautarisme)
Avril 2007 (L'identité nationale)
Mai 2007  (Election de N. Sarkozy)
Juin 2007  (Le communautarisme)
Juillet-août 2007  (Projection du modèle français)
Septembre 2007  (La citoyenneté)
Octobre 2007  (Ignorance et arrogance)
                + bonus JL Mélenchon
Novembre 2007  (Egalité et alignement)
Décembre 2007 (L'idéal de dépossession)
Janvier 2008  (Le jacobin et le sans-culotte)
Février 2008
 (Le sans-culottisme contemporain)
Mars 2008
 (Beijing et Pékin)
Avril 2008
(Le rapport MacDougall)
Mai 2008
 (L'intégration)
Juin 2008  (Le patrimoine breton)
Juillet-août 2008   (Les langues indiennes)
Septembre 2008   (La constitution chinoise)
Octobre 2008
 (Droite et gauche)
Novembre 2008
 (Qu'est ce qu'un républicain ?) 
Décembre 2008
(La révolution numérique)
Janvier 2009 (L'adjectif "citoyen")
Février 2009 (L'identité)
Mars 2009  (Les constitutions)
Avril 2009  (Les frontières bretonnes)
Mai 2009  (la laïcité)

Juin 2009  (l'indépendantisme breton)  
Juillet 2009  (élections européennes)
Août 2009  (Le tourisme culturel)  
Septembre 2009  (Etre français, pourquoi pas ?)
Octobre 2009  (De quoi Huchet est-il le nom ?)
Novembre 2009  (Héros sartrien et société du spectacle) 
Décembre 2009  (Nationalité, citoyenneté, identité)
Janvier 2010  (diversité, biodiversité, ressources)
 
Février 2010  (le 1% breton)
Mars 2010  (le Bilan Carbone®)
Avril 2010  (Les deux vagues anticommunautaristes)
Mai 2010  (La laïcité va t'elle changer de bord ?)
Juin 2010 (L'identité tribale)

Juillet 2010 (La métropole Nantes-Rennes)
Août 2010 (La marque "Ille-et-Vilaine")
Septembre 2010 (L'écologie républicaine)
Octobre 2010 (La clarté française)
Novembre 2010 (Républicanisme et populisme)
Décembre 2010 (Déclin de la sphère politique)
Janvier 2011 (Laïcité et conservatisme)
Février 2011 (Identité-alliage et identité-mosaïque)
Mars 2011 (Le constat de séparisianisme) 

Avril 2011 ("Je suis plus breton que vous") 
Mai 2011 (D'une libération l'autre)
Juin 2011 (Où est donc le pouvoir ?)
Fulmination estivale 2011
(A propos du site www.breizatao.com et de son écrivassier, Boris Le Lay)

BreizAtao
Octobre 2011 (la résistance sans leader)
Novembre 2011 (Y a-t'il une vie après l'état-nation ?)
Décembre 2011 (La France abstraite)
Janvier 2012 (Produit en France, produit en Bretagne)

Conclusion et contact

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