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Téléchargez en pdf : Carnet d'un Bonnet Rouge, saison 1  ;  La charte des Bonnets Rouges
07/05/2015  
La galerie des grands hommes
      (Censeurs, laissez-les s'exprimer !)

Mercuriale de mai 2015

Aragon (Louis), poète national(iste)
Bara (Joseph), enfant martyr
Barère (Bertrand), auteur de carmagnoles
Bert (Paul), les Blancs et les autres
Blum (Léon), un regret

Claudel (Paul), poète tout terrain
Chevalier de la Barre (le), icône de la laïcité 

Combes (Emile),  l'inégalité laïque
De Gaulle jusqu'en 1940, mythes et réalités 
De Gaulle (Charles),  idées directrices
Duras (Marguerite), Propaganda Staffel
Ferry (Jules),  ordre racial, ordre social
Flaubert (Gustave), l'antisocialiste

France (Anatole), raciste mais pas trop
Gambetta (Léon), aérostier républicain
Genêt (Jean), pédophile nazi
Gide (André), communautariste

Giraudoux (Jean), ministre de la race
Goncourt (Edmond, de), antijuif mondain
Hugo (Victor),  écrivain  (en)gagé
Jeanne d’Arc,  pucelle  nationale
Jaurès (Jean), colonialisme à visage humain 
Jouvet (Louis), la culture de la subvention
Lamartine (Alphonse de), islamophobe
Larousse (Pierre), lexicographe apitoyé
Marat (Jean Paul), ami du peuple
Maupassant (Guy de), bobo

Mauriac (François), l'art sans l'art ?    
Michelet (Jules),  historien de la supériorité
Mornet (André), procureur républicain

Robespierre (Maximilien), xénophobe
Robin (Armand), agent double

Sade (Marquis de),  un looser mythique
Saint-Just, ange de pureté révolutionnaire
Tocqueville (A. de), la démocratie blanche 

Voltaire, le racisme des Lumières
 
Zola (Emile), la culpabilité collective

Valeurs de la République, valeurs nationales, valeurs démocratiques

          Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, on nous rebat les oreilles des "valeurs de la République" et de "l’esprit du 11 janvier". Mais ces valeurs et cet esprit restent flous. Tout au plus peut-on y percevoir une injonction : "Restons groupés !".
          Pourquoi rester groupés ? Mais, crénom, parce que nous partageons les mêmes intérêts et les mêmes valeurs ! Vous en doutez ?

          Oui, j’en doute. D’abord en ce qui concerne les intérêts communs. La culture française est une culture de la guerre civile. Elle bruisse de propos guerriers. Il est quasiment impossible de parler d’un projet politique sans utiliser le terme de "combat". Le deal "gagnant-gagnant" n’est pas assez viril. Il faut un gagnant et un perdant ou, plus généralement, deux perdants. C’est un pays de lutte des classes et d’affrontement public-privé. Ce sont deux choses très différentes mais qui, ici, se superposent. Les ethnies, les religions et les cultures s’affrontent, sous le couvert de discours qui les respectent toutes et de lois qui n’en reconnaissent aucune.
          De nombreux ouvrages ont montré que la France est le pays de la défiance généralisée. Les solidarités sont suspectes d’ententes illégales, de déni d’égalité ou de communautarisme. Comme disait Renan, le citoyen français est "cet homme abstrait, né orphelin, resté célibataire et mort sans enfants". Ici, n’avoir aucun lien et ne croire en rien est la marque à la fois d’un "esprit fort" et d'un bon citoyen. "On ne la leur fait pas", comme ils disent.
          Les citoyens français sont unis par des intérêts communs ? Allons donc !

          Qu’en est-il des valeurs ? Personne ne sait clairement ce que cela signifie. Ils représentent quelque chose de vital, quelque chose qui donne une signification à l’existence individuelle et collective. Les valeurs ne sont pas des intérêts matériels ; elles ont une dimension spirituelle. Il est possible d’identifier ceux qui ont des valeurs quand ils prennent le risque de la mort, de la prison, de la ruine ou même seulement de l’inconfort. Les valeurs sont les moteurs de notre comportement. Elles donnent un sens à ce que nous faisons.

Quand la gratuité est une valeur…
          La popularité du mouvement des Bonnets rouges a démontré que la gratuité des routes est une valeur partagée en Bretagne. Nous ne sommes pas ici sur les grandes valeurs qui se veulent universelles, comme la liberté ou l’égalité, mais peu importe. Ce moteur comportemental, qui provoque ici la révolte, est lié à une histoire, à une géographie, à une économie spécifique. Dans d’autres lieux, comme en Alsace, les moteurs comportementaux sont différents. La gratuité des routes n’est pas chez les Alsaciens une valeur à sauvegarder, pour des raisons géographiques et économiques. Où est le problème ? Il est dans la contrainte que se donne l’État français d’appliquer les mêmes lois partout, comme si les valeurs étaient les mêmes partout, alors que les conditions géographiques, humaines ou économiques sont complètement différentes. C’est stupide, mais "l’unicité du peuple français" est inscrite dans la Constitution de 1958. En France, quand la bêtise est conforme à la Constitution, elle a précédence sur la paix, l’aménagement du territoire ou le bon sens.

          Prenons une autre gratuité : celle de l’éducation. Constatons d’abord que ce n’est pas une invention française. La gratuité et la laïcité de l’enseignement ont été établies aux Etats Unis entre 1830 et 1850. De même, l’Allemagne a institué avant la France un enseignement primaire gratuit et obligatoire. La gratuité de l’enseignement secondaire existe aujourd’hui en Autriche, en Irlande, en Italie, au Danemark. C’est en Suède que la gratuité est la plus complète. Elle s’étend aux livres, aux outils pédagogiques et aux "autres aides requises pour une éducation moderne". La Suède étant une royauté, la gratuité de l’enseignement n’est donc pas une valeur exclusivement républicaine.
(Petite digression : En 2007, la gratuité de l’éducation coûte au contribuable plus de 10 000 € par lycéen, soit l’équivalent du démontage d’un portique écotaxe. Il y a moins de 200 portiques écotaxe à démonter. Il y a plus de 2 millions de lycéens. Le rapport est de 1 pour 10 000. Ceci relativise le coût de l’écotaxe, et le met en perspective avec le respect des valeurs des uns et des autres.)

          Autre gratuité, celle de la protection sociale. En France, il faut cotiser. En revanche, la gratuité de la protection sociale est une "valeur" britannique. En Grande-Bretagne, elle est financée par l’impôt, pas par les cotisations. Personne ne dit que, parce que la Grande Bretagne n’est pas une république, la gratuité de la protection sociale est une valeur royaliste. Cela n’aurait aucun sens. La gratuité de la protection sociale n’est pas incompatible avec la république.

Valeurs démocratiques, valeurs nationales, valeurs républicaines
          Nous sommes à la fois humains, Bretons (ou Français) et citoyens. Mais il importe de ne pas tout mélanger.

          Il existe des valeurs humaines, à prétention universelles. Ce sont les valeurs portées par les grandes religions et par les grands idéaux comme la démocratie. La liberté d’expression est une valeur démocratique. La prétention à l’universalité des religions et des idéaux est souvent exagérée. Toutefois, tant qu’ils respectent la diversité humaine, ce n’est pas très grave.

          Il existe des valeurs non universelles, inscrites pendant une longue durée dans le comportement d’un peuple. Elles caractérisent ce peuple dans sa dimension historique, c’est-à-dire lorsqu’il représente la nation. Nous avons vu précédemment le cas des différentes gratuités.
          Les grandes nations considèrent souvent que leurs valeurs nationales sont universelles. Cela les porte à l’impérialisme, à l’arrogance, à la guerre. La taille modeste de la Bretagne nous préserve de ce délire.

          Il existe des valeurs qui se rapportent à la citoyenneté et à l'administration publique. Les Français vivent en république. Plusieurs de nos voisins ont un roi. Les "valeurs de la république", tout comme les "démarches citoyennes", impriment dans la tête des administrés la nécessité de maintenir l’ordre établi. Les valeurs républicaines centrales sont la soumission aux lois et l’appel à la soumission. Ce sont des valeurs de conservation. Ceux que l’on appelle les "grands serviteurs de l’État" défendent ces valeurs. Les grands serviteurs du peuple sont plutôt des rebelles. Ils défendent des valeurs nationales ou des valeurs démocratiques.

Résumons. (1) La liberté d’expression n’est ni une valeur de la République, ni une valeur nationale française ; c'est une valeur démocratique. (2) Quand vous entendez parler de "valeurs de la République", dites-vous que l’on va vous demander d’obéir, d'une façon ou d'une autre.

JPLM
Fondamentaux du républicanisme français
Bleu-blanc-rouge
Chauvinisme (1) 
Chauvinisme (2)
France éternelle
La Marseillaise
Le bonnet phrygien
Liberté, égalité, fraternité

Prise de la Bastille
39 - 45 : devoir de mémoire !
Bête immonde  
T'as l'bonjour de Roparz (et de Lorulot) !
Résistance. Chiffres
La presse collabo
Libérations  
Moquet (Guy), icône de la Résistance
Ah, les bons citoyens ! Totems et tabous L'esprit des lois
La F.N.D.I.R.P.  
La Libre-Pensée + Bonus
La Ligue des Droits de l'Homme

Le national-trotskysme
La Franc-Maçonnerie à la française 
DDEN, l'inquisition laïque
Le délégué de l'administration
Baptême de Clovis
Calendrier républicain
Communards (les)
montages
Diversité
Esprit (revue)
France libre et empire colonial
Guerre préventive
L'école de la haine  
Mission divine de la France
Monuments aux morts
La pays nantais et la Bretagne  

Programme de Belleville
Tolérance
Toponymie
Abolition de la peine de mort
Abolition du travail forcé
Constitution française de 1958
Déclaration des droits de l'homme de 1789
Citoyenneté pour tous 
Civilisation
Espagnols (réfugiés républicains)
Exclusion (des étrangers)
Indivisible (une et) 
Juifs allemands
Loi du 23 février 2005 sur la colonisation
Le racisme en toute impunité
 
Outrages et blasphèmes
Vote des femmes
Aux sources de l'anticommunautarisme
Marx et Engels ?
Flourens (Gustave), communard et raciste 
Gellion-Danglar (Eugène), libre penseur scientifique
Hamon (Augustin), libre penseur breton  
Regnard (Albert), socialiste prolet-aryen

Tridon (Gustave), communard et bon aryen 
Vacher de Lapouge ? 
Francais
L'historiographie française Archives de Bretagne
Citron (Suzanne), observatrice 
Gaulois (nos ancêtres les)  
Napoléon : dicter l'histoire
Palimpseste, une tradition française
818 - Morvan Lez Breizh
1491 - Alain d'Albret
1532 - Edit d'union
1675 - Code paysan
1911  Proclamation du Parti Nationaliste Breton
1944 - Breiz Atao / Bezenn Perrot
1970 - "Comment peut-on être Breton ?"
Humour
Bazar Breizh 
French Jokes
Blagues identitaires
 
La France dans le miroir mondial

Têtes à claques

Boris Le Lay, chapitre 1

Porter son regard au delà de l'Hexagonerie ...

Constitutions Success stories Législations internationales
Constitution iroquoise, Amérique
Constitution Corse. 1755
Constitution d'Alsace-Lorraine. 1911

Constitution bolivienne de 2008
Constitution chinoise de 1982
Constitution de la Finlande
Constitution de la Hongrie
Constitution de la Pologne
Constitution de la Roumanie
Constitution de la Russie
Constitution de la Slovénie  
Constitution du Viet-Nam
Déclaration d'Arbroath, Ecosse. 1320
Déclaration d'indépendance, Etats-Unis. 1776
Proclamation de la République irlandaise. 1916

L'indépendance de la Norvège. 1905
Quit India ! 1942
L'indépendance de l'Islande. 1944
L'indépendance de la Lettonie. 1989-90
L'indépendance de la Croatie. 1993
L'indépendance de la Slovaquie. 1993


L'indépendantisme tchétchène

Charte européenne des langues régionales et minoritaires
Déclaration Universelle des droits de l'homme. ONU. 1948 
Déclaration des droits des minorités. ONU. 1993
Déclaration des Nations Unies sur l'indépendance. 1961
Pacte relatif aux droits civils et politiques O.N.U. 1976
Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, Strasbourg 1995

Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Conseil de l'Europe
 
Convention relative aux droits de l'enfant. ONU 1989

Native American Languages Act, 1990  
Rapport Gay MacDougall, ONU 2008, sur les minorités en France

Anciennes mercuriales
Janvier 2007  (Nouveaux horizons)
Février 2007 (Libre-pensée)
                + bonus Repentance

Mars 2007 (Anti-communautarisme)
Avril 2007 (L'identité nationale)
Mai 2007  (Election de N. Sarkozy)
Juin 2007  (Le communautarisme)
Juillet-août 2007  (Projection du modèle français)
Septembre 2007  (La citoyenneté)
Octobre 2007  (Ignorance et arrogance)
                + bonus JL Mélenchon
Novembre 2007  (Egalité et alignement)
Décembre 2007 
(L'idéal de dépossession)
Janvier 2008  (Le jacobin et le sans-culotte)
Février 2008  (Le sans-culottisme contemporain)

Mars 2008  (Beijing et Pékin)

Avril 2008 (Le rapport MacDougall)

Mai 2008  (L'intégration)
Juin 2008  (Le patrimoine breton)
Juillet-août 2008   (Les langues indiennes)
Septembre 2008   (La constitution chinoise)
Octobre 2008  (Droite et gauche)

Novembre 2008  (Qu'est ce qu'un républicain ?) 

Décembre 2008
(La révolution numérique)
Janvier 2009
 (L'adjectif "citoyen")
Février 2009 (L'identité)
Mars 2009  (Les constitutions)
Avril 2009  (Les frontières bretonnes)
Mai 2009  (la laïcité)

Juin 2009  (l'indépendantisme breton)  
Juillet 2009  (élections européennes)
Août 2009  (Le tourisme culturel)  
Septembre 2009  (Etre français, pourquoi pas ?)
Octobre 2009  (De quoi Huchet est-il le nom ?)
Novembre 2009  (Héros sartrien et société du spectacle) 
Décembre 2009  (Nationalité, citoyenneté, identité)
Janvier 2010  (diversité, biodiversité, ressources)
 
Février 2010  (le 1% breton)
Mars 2010  (le Bilan Carbone®)
Avril 2010  (Les deux vagues anticommunautaristes)
Mai 2010  (La laïcité va t'elle changer de bord ?)
Juin 2010 (L'identité tribale)

Juillet 2010 (La métropole Nantes-Rennes)
Août 2010 (La marque "Ille-et-Vilaine")
Septembre 2010 (L'écologie républicaine)
Octobre 2010 (La clarté française)
Novembre 2010 (Républicanisme et populisme)
Décembre 2010 (Déclin de la sphère politique)
Janvier 2011 (Laïcité et conservatisme)
Février 2011 (Identité-alliage et identité-mosaïque)
Mars 2011 (Le constat de séparisianisme) 

Avril 2011 ("Je suis plus breton que vous") 
Mai 2011 (D'une libération l'autre)
Juin 2011 (Où est donc le pouvoir ?)
Fulmination estivale 2011
(A propos du site www.breizatao.com et de son écrivassier, Boris Le Lay)
BreizAtao
Octobre 2011 (la résistance sans leader)
Novembre 2011 (Y a-t'il une vie après l'état-nation ?)
Décembre 2011 (La France abstraite)
Janvier 2012 (Produit en France, produit en Bretagne)
Février 2012 (diplomatie bretonne)
Mars 2012 (d'un drapeau l'autre)
Avril 2012 (Faut-il faire confiance aux historiens français ?)
Mai 2012 (A Saint Brieuc, on ne parle pas breton...)
Juin 2012 (Démocrates et républicains)
Juillet 2012 (Bretagne/breizh : utopie ou aventure ?)
Août 2012 (Bretagne/breizh : Une tribu postmoderne)

Septembre 2012 (Stratégies bretonnes d'aujourd'hui)
Octobre 2012 (Localiser les décisions, les meilleures et les pires)
Novembre 2012 (Les nouveaux chemins de la révolution)
Décembre 2012 (Le jacobinisme est-il le problème ?)
Janvier 2013 (Valeurs communautaires et valeurs civiques)
Février 2013 (Liberté, égalité, fraternité ou la mort !)
Mars 2013 (La responsabilité territoriale)
Avril 2013 (Le retour des grands principes)
Mai 2013 (La théorie de la relativité appliquée à la Bretagne)
Juin 2013 (Pouvoir et souveraineté)
Juillet 2013 (Qu'est-ce que la culture ?(1))
Août 2013 (Qu'est-ce que la culture ? (2))
Septembre 2013 (L'écotaxe en 12 points)
Octobre 2013 (Ras le bol fiscal ; le point de vue breton)
Novembre 2013 (Quel emploi en Bretagne ?)
Eté 2014 (Le bonnet rouge, un symbole fort)
Octobre 2014 (Mon pays avant mon statut social !)
Novembre 2014 (Ni gauche ni droite ?)
Décembre 2014 (Le nationalisme breton a-t'il besoin d'une mise à jour ?)
Janvier 2015 (L'anti-productivisme : retour vers le passé ?)
Février 2015 (La Grèce et nous)
Mars 2015 (La protection sociale des Bretons)
Avril 2015 (Les Bretons et la démocratie liquide)
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